Les jours après la coupe du monde
La coupe du monde Allemagne s’est terminée. Comme tout le monde, non, comme la plupart des hommes, j’ai passé beaucoup beaucoup de nuits blanches devant la télé en admirant presque tous les matchs de foot. Durant cette période, je me suis senti des joies et des tristesses à chaque bon matin avec un paquet de cigarettes fortes et du thé chaud. A ce moment-là, je ne pensais que de foot, toues les affaires d’ici-bas m’ont éloigné. Bien sûr, je regardais de temps en temps ma femme et mon fils de 3 ans qui dormaient doucement dans la chambre. Mais au fur et à mesure de l’approfondissement des matchs, la tristesse me paraissait plus que la joie, des manières dégoûtantes apparaissaient l’une après l’autre, surtout en finale, le foot ne nous a pas montré son côté amicale ni pacifique. Pour gagner la victoire, on pouvait faire n’importe quoi. Les stars, ils agissaient sans réfléchir aux regards du monde entier, ils n’étaient pas les héros, mais des clown.
Le lendemain, j’ai dit à ma femme, je ne regarderais jamais les matchs de football. Elle m’a plaint. Elle m’a dit, heureusemenr, il te reste encore beaucoup de goûts préférés, comme la littérature, la lecture, le voyage et, beaucoup d’autres sports. Oui, c’est vrai. Adieu, le foot.
Des jours passaient, ça n’allait pas toujours très bien. Quelques fois, je n’étais pas très content, sans raison, et je ne savais pas quoi faire. Je regardais sans voir, j’écoutais sans entendre. La lecture n’était plus si belle, les repas ne m’étaient plus si délicieux. Je ne savais pas pourquoi. Ma femme s’inquiétait beaucoup. Et après, un soir, elle a tout compris. Sant dire un mot, elle m’a aidé à fouiller à la télé la chaîne du sport de SDTV où l’on était en train de transmettre en direct le match de football de l’équipe du club Lunengtaishan du Shandong contre celle de Shenzhenjinwei. Très ému, je me suis assis devant la télé en m’absorbant dans le match. Enfin, on a gagné par trois but à zéro, notre attaquant, LI Jinyu, a marqué tout seul, deux but. Notre équipe, qui se situe au premier du classement, a maintenant 45 points, le titre du champion s’approche de plus en plus.
Je suis vraiment très désolé. Malgré la forte faiblesse de notre Super Ligue, je ne pourrai jamais l’abandonner. Comme notre enfant, il n’est pas beau? Pas de problème, parce qu’il est à nous.
N’est-ce pas?